L'art de la mécanique avec David Pelchat

L'art de la mécanique avec David Pelchat

Si le cyclisme est un sport si différent des autres, c’est beaucoup à cause du vélo.

Ses formes, ses matériaux, sa mécanique, ses peintures. Tant pour l’esthète ravi par son profil que pour l’esprit cartésien qui se plaît à admirer les prouesses techniques des concepteurs de ces rutilantes machines, l’objet vélo est une source de fascination, de désir… mais surtout de plaisir.

Voir les vitesses débouler d’un pignon à l’autre, entendre le son de cet ajustement parfait, puis enfourcher un bolide impeccablement ajusté fait partie intégrante du sport. Disons-le : jamais une paire de chaussures de course ne pourra provoquer la même ardeur chez celui qui les enfile.

Chez Vélo Cartel, nous sommes soucieux de procurer à la communauté cycliste un service de mécanique de grande qualité. Plutôt qu’un lieu impersonnel où l’on dépose son vélo en ignorant qui y touchera, l’atelier fait partie de l’expérience sociale chez nous. Comme le café ou l’entraînement. C’est un endroit de partage de connaissances, tenu par une équipe de mécanos qui connaît parfaitement les engins haut de gamme. À sa tête, David Pelchat a un parcours qui mérite qu’on s’y arrête. Nous lui avons posé quelques questions afin que la glace soit déjà brisée pour vous lorsque vous lui confierez votre monture.

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David, tu vas t’occuper de la mécanique chez Vélo Cartel avec Christian Leduc. Tu as un parcours assez peu commun pour un mécano. Qu’est-ce qui t’a mené dans l’atelier?

C’est vraiment le hasard, au début, qui m’a poussé là. J’ai fait une technique en architecture, pour être dessinateur. Puis, comme j’étais passionné de mathématiques, je suis allé étudier comme ingénieur. À cette époque, je travaillais dans un entrepôt d’American Apparel et je me suis acheté un fixie pour aller au boulot – avant, je ne faisais que du skate. Puis, quand l’entrepôt a fermé, je me suis fait engager dans une boutique de vélo alors que je n’avais jamais même changé un flat! J’ai tout appris là, et avant même d’avoir enfourché un vélo de carbone, j’en avais déjà réparé des dizaines.

Qu’est-ce qui te plaît dans la mécanique? Est-ce l’objet? Le fait de régler des problèmes tangibles?

J’aime prendre un vélo qui va mal, le réparer, l’essayer pour m’assurer que tout fonctionne et le rendre à son propriétaire en parfait état de marche. Je suis fier des jobs que je fais; je suis incapable de faire les choses à moitié. Aussi, monter un vélo neuf et le donner au client, puis le revoir et l’entendre dire à quel point il va bien, c’est vraiment gratifiant pour moi.

Le vélo, quelle place ça prend dans ta vie?

C’est énorme. Quand j’ai commencé, et que ça a remplacé le skate, c’était surtout pour me déplacer en ville. Puis, je me suis mis à aller toujours plus loin pour voir jusqu’où je me rendrais. Je me suis finalement acheté un vrai vélo de route et je me suis aperçu que j’étais en mesure de rouler avec des gars pas mal forts. Désormais, je m’entraîne à l’intérieur l’hiver, ce qui est nouveau, mais sinon, je roule aussi pour aller au travail, pour mes déplacements. Je roule tout le temps.

Et le Cartel, pour toi, ça représente quoi?

C’est des gens que je connais, avec lesquels je suis ami. J’aime l’esprit de communauté qui y règne, et de faire partie de l’équipe de course aussi! Mais ce que j’aime de faire de la mécanique ici, c’est le côté social : on prend le temps de parler aux clients, de leur expliquer les choses, et je vois bien que ça leur fait plaisir.

En terminant, outre réparer une crevaison, quelle compétence de mécanique tous les cyclistes devraient-ils posséder?

Disons qu’à voir le nombre de directions «lousses», et vu la facilité avec laquelle on peut régler ce problème, je pense à ça en premier. Mais le nettoyage et la lubrification de la chaîne comme la vérification de l’usure de morceaux de base comme les patins de freins sont aussi essentiels.

Et qu’est-ce qu’on devrait laisser à un professionnel?

Certains roulements de roues, des jeux de pédalier, et les pièces qui demandent un outil très spécifique, ce qui arrive de plus en plus souvent avec la multiplication des «standards» dans le monde du vélo. Le problème, ici, ce n’est pas nécessairement qu’il faut des compétences vraiment extraordinaires, mais que si on n’a pas les bons outils, on risque de faire de gros dégâts qui coûtent cher.

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